lundi 29 décembre 2008

La Dolce Vita/ Voyage à Rome

La Casa del Caffé est un tout petit établissement.

Au fond, le café est torréfié doucement et l’odeur qui s’en échappe vient nous chercher dans la rue.
La décoration est ancienne comme si les jours s’y étaient égrainés mollement au cours des années sans que rien ne bouge.

On doit tout d’abord demander un ticket à la caisse : « Buon giorno ; caffé latte, per favore » 1 euro. Puis on va au bar. Pas de table, pas de chaise, debout, au comptoir.


Les serveurs, chemise blanche, pantalon noir, impeccables comme dans un film de Fellini, font les gestes machinalement.


Pourtant mes yeux s’attachent à chaque détail : préparation d’un expresso, très court, dans un grand verre, puis il est noyé dans le lait.


Je le bois doucement. Ce mélange est parfait. Il est excellemment équilibré entre l’amertume du café italien et la douceur du lait. Là, debout, dans ce café, hors du temps, Je bois le meilleur Caffé Latte du monde.
Je me délecte des dernières gouttes. Il y a du marc au fond de mon verre, en verre.

Je veux repasser devant les colonnes du Panthéon, sous la pluie. J’ai envie de les enlacer pour m’enivrer de leur force et de leur grâce.
Je continue ma promenade dans la rue, avec mon petit parapluie, en suivant le rythme des gouttes.

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